maryvonne's profilechez maryPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
chez mary |
|||||||||||||
|
February 20 deneuronez-moi, oui mais pas tout de suite, pas trop viteA diffuser largement JOURNEE DE MOBILISATION NATIONALE CONTRE LE DESENGAGEMENT DE L´ETAT DANS LA CULTURE Diversité artistique et culturelle en danger ! L´Etat a décidé de réduire le budget qu´il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l´année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l´Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d´accompagnement des pratiques amateurs... qui constituent le vivier de la création et de l´innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations. Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l´heure où l´éducation artistique et le droit à la culture pour tous sont affirmés comme prioritaires par le Président de la République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons... qui sont largement diminuées, voire annulées. L´Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l´action de proximité et confine les populations à l´offre unique et globale des industries du divertissement. L´Etat refuse de voir l´importance économique, sociale et symbolique des milliers d´équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l´Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France. Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français. Par cet appel, l´UFISC* demande : - l´arrêt immédiat des baisses annoncées par l´Etat, - la concrétisation d´une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l´ensemble des acteurs, - la mise en place d´espaces de concertation en régions. Et nous appelons les publics, l´ensemble des compagnies, lieux, associations d´éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février. A Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, Place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!! Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions, sur www.29fevrier.over-blog.com. Contact mail : 29fevrier@gmail.com. *L´UFISC (Union Fédérale d´Intervention des Structures Culturelles) regroupe : - LA FEDERATION - Association professionnelle des arts de la rue - FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles - SYNAVI - Syndicat national des arts vivants - SCC - Syndicat du Cirque de Création - FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées - CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant - RESEAU CHAINON - Fédération des Nouveaux Territoires de l´Art - ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens - RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France - SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles - ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde. December 30 2008 : amènes-toi, j't'attends. je ne porterai plus que des jupes marrons ou bleu-marine, plissées qui cacheront mes genoux . je baisserai les yeux quand je croiserai un garçon . je ne remettrai plus ma tournée . j'éviterai de passer devant les boutiques où il y a des gens assis par terre, devant . je me couperai les ongles des pieds Uniquement dans la baignoire . je ne cracherai plus dans la rue, je tirerai la chasse d'eau chez les autres même si c'est pas la "grosse commission", je ne lècherai plus mon assiette quand je serai invitée à diner . j'aurai toujours un sac avec moi pour faire les courses . je ne serai jamais malade et n'irai plus jamais manifester . j'aimerai l'hiver, le temps gris et maussade qui ne me rendra jamais mélancolique, je travaillerai tout le temps, même en repos je ferai un jardin, le ménage, des conserves et des confitures, du rangement ... . je ne sortirai plus la petite table ronde en bois peinte pour regarder les soleils couchants . je n'écouterai plus Brassens . je m'intéresserai à la vie des stars et des gens riches . je resterai une belle et jeune femme . je ne mettrai du rouge-à-lèvres que pour le jour de l'an . je demanderai aux personnes autour de moi de m'avertir de leurs venues, je ne mêlerai plus les intellectuels, les pauvres, les PD, les voyageurs, les créateurs, les arabes, les abandonnés . j'inviterai un docteur divorcé, un chef d'entreprise lubrique et je m'inscrirai, discrètement sur un site de rencontre ou je me ferai sauter, tout aussi discrètement, par le mari d'une copine ou je trahirai mon homme, tout aussi discrètement . je serai : femme "tupperware",ou produit d'entretien si cher mais tellement efficace qu'on s'y retrouve . je n'organiserai plus de collectes de fringues de façon anarchiste, j'irai 2 fois l'an aux collectes publique et visible par Tous . je rougirai, un peu, mais pas trop, aux compliments des : "elle pense aux autres" . je ne mangerai plus mes oignons de tulipe, je les replanterai . je changerai de brosse à dents . je n'écouterai plus Daniel Mermet . j'aimerai aller faire un loto dans le village pour Gagner un lot pas pour partager un moment avec mes voisins . je saurai toujours où j'ai mis mes lunettes . je chanterai les reprises de la star'ac . je ne chanterai plus "la chanson d'Hélène" des choses de la vie . je nettoierai même Derrière la cuisinière . je serai patiente et ... j'attendrai . je ne danserai plus le flamenco en robe de mariée . je ne penserai plus à mes morts tous les jours mais j'irai sur leurs tombes à la toussaint . j'ouvrirai ma boite-aux-lettres tous les jours . je ne dirai plus à mes amis : "faites pas chier, j'fais l'huitre" . j'irai toujours bien . si j'ai un accident j'aurai un slip propre et des chaussettes pas trouées je ne regarderai plus mes films préférés dans mon bain un verre de bulle à la main je penserai à demain December 12 de femme à femme"Les os étaient longs et noirs. Les os d'une morte depuis longtemps, des os qu'on allait déplacer faute de place, réduire. On était en juin, le mois de l'été, et il restait de la brume d'un novembre. Il faisait même froid. Il faut, en plus de la personne représentant la famille, la présence des institutions telles que la police, la mairie, la direction du cimetière. Une femme vient enterrer son frère et pour se faire, déterrer sa mère Une mère qu'elle n'a jamais vue ni connue, morte jeune d'avorter d'un amour qu'elle ne désirait plus ? Une femme. Et une autre femme. Sa fille. Quand le directeur du cimetière dit : "vous avez de la chance, il restera une place pour vous." pas facile d'évincer un sourire. Elle sourit. Ce n'est que de la matière, pensait-elle, rassurante et inquiète. Mais la plaque apposée sur la tombe portait ce visage jeune et intemporel. Et les dates gravées disaient qu'elle étais morte et né en juin. Si belle et si jeune. La fille est une femme d'un âge que la mère n'a jamais atteint. Elle est sa fille et elle est plus vieille que sa mère. Comment l'aurait-elle accompagné dans la vie ? Est-ce qu'elle l'aurais laisser se planter, est-ce qu'elle l'aurais ramasser. October 07 good byeMerci de tout, je n''en fais rien de ce blog, il m'aura appris à vous rencontrer et visiter, ce que je ferai encore le sourire à la main et le coeur battant, dernier mot, marybulles September 11 Un jongleur, Dario FoTu n'as pas l'impression d'avoir lutté pour rien depuis trente ou quarante ans ? Non ! C'est notre devoir, de continuer. Nous sommes des intellectuels. C'est déjà un grand privilège que la Fortune nous a donné. La seule façon pour des gens comme nous d'être présents, c'est de faire de l'art, l'art qui parle des besoins des hommes, de la justice, de la souffrance. Ce n'est pas vrai que le théâtre, c'est quelque chose que l'on peut voir, comme cela, le soir, détendu... Non ! C'est quelque chose qui fait violence sur les consciences et qui cherche à faire sortir une nouvelle façon de raisonner. » Molière disait : « J'aime réussir à faire rire, parce que la tragédie fait descendre les larmes sur le visage. » Mais les larmes qui coulent font aussi descendre les pensées du cerveau. Et la rigolade, le rire, restent comme des clous dans la tête. Ce sont des clous de pensée, les clous de la conscience. Dario Fo June 08 RéponseTu te souviens combien j'ai du mal à écrire et plus simplement, avec les mots en général.
Tu me cherches tel que tu aimerais que je sois ou tu me cherches tel que je suis ? Je ne me pose pas ces questions. Je suis là avec mes faiblesses, mes courages, avec mon caractère et mon histoire.
Je t'ai aimé aussi, si mal mais tant et tu as su nous quitter parceque je ne savais plus faire.
Mon aptitude à aimer n'est pas aussi large que mes épaules. Je ne suis qu'un homme. Toi tu es la femme avec laquelle je rêvais de vieillir -j'en ai tellement peur.
Je porte toujours le masque du beau, de chemises blanches en belles voitures, toi tu es entrée trop vite dans les fissures de mon vernis que j'avais fais séché pourtant si longtemps.
Tu aurais pu dompter l'animal et faire avec une hyène déguisée en lion ?
Je supporte pas qu'on me voit dégueuler,
ni l'idée que tu vas être aimé par d'autres.
Comment accepter que tu seras heureuse sans moi et que tu ne l'étais pas avec moi.
Tu penses que je ne t'ai pas respecté et là, tu te trompes.
Le plus grand des respects, est qu'aujourd'hui, tu n'es plus avec moi.
June 04 Poste restanteMon cher amour, mon ami,
Je ne saurai rien faire en demie teinte, je ne serai jamais au milieu, mais toujours à l'extrême.
J'aime aimer.
Je t'ai aimé.
Je ne t'ai jamais demandé pourquoi.
Tu me demandes rien, tu l'auras, tu me demandes tout, tu l'auras.
Les questions, les inquiétudes, les désirs sont miens, mon intime, mon bonheur, mes frustrations, mes merveilles.
Je partage avec toi ce que tu voudras sortir de mon coffre à jouer, oui, à jouer
Dans mon coffre à jouets, oui, à jouets, il y a des chatons, Léo et léo, mon chien et Ferré,
il y a des bulles, des guirlandes brillantes, des lettres non envoyées et non reçues, des magrets de canard, du passé passif, du passif passé, de la musique et des projets en bois,
des amis en béton, des amis de paille, des amis ... matériaux tous nobles.
Tu me manques, mon amour, mon ami,
la prochaine fois qu'on se rate,
ratons nous moins fort et avec tendresse.
Tu ne me manques pas mon ami, mon amour,
tu es au rendez-vous,
tu es au rendez-vous
Que ton mardi soit comme tu les aimes,
Moi je te le souhaite plein de lendemains, en forme de mercredi, joyeux, vif et troublant, pétillant et drôle, gourmand et intêgre, rouge et blanc et noir à la fois.
Mary
si vous avez encore 9 minutes et 57 secondes :
May 27 chat-grineLes jours de grosses pluies inondaient l'entrée de la cave parce que le regard devait se boucher ou n'avalait pas assez vite toute cette eau ou je ne sais pas pourquoi mais en tout cas c'était un des jeux qu'apportaient les saisons : patauger ! D'abord doucement, dans ce labyrinthe de sous-sol, puis, plus volontiers ... perdre ses tongues dans cet océan (dégueulasse, disaient les grands) ou, si j'avais pris le temps de grimper les 3 étages, chausser les bottes et laisser l'eau rentrer dedans, par-dessus, et avoir les pieds lourds et bruyants.
Le soleil brûlant. Ah ? L'ombre était bien là sous les bouleaux à côté du bacasable, mais fabriquer de l'ombre c'était encore mieux. Pour cela il suffisait d'un bout de bois (piquet central de la cabane) quelques pierres et une vieille couverture, et zip, la maison était montée et abritait tous nos secrets des heures durant.
L'orage, lui, nous concentrait dans "l'entrée" et faisait bondir les osselets des garçons et rebondir les balles au mur pour les filles...
Le vent, un autre bonheur. Seule, contre et avec. Vite trouver une ficelle pour accrocher un sac plastique et laisser le vent le pénétrer et le voir s'élever dans le ciel, prolongement de ma main, presque aussi haut que le sapin et presque il pourrait me soulever et presque je pourrais voler. Presque.
Et encore, la neige. faire patiner mes souliers jusqu'à l'Economat pour récupérer un grand carton, la plus belle des luges.
Et tout ce blanc associé au noir du charbon. La livraison du charbon. A côté de chacune des entrées du bâtiment, Monsieur V., concierge, venait ME livrer mon jeu le plus préféré, le charbon, le tas de charbon. Mais non, il venait me livrer UNE MONTAGNE.
De boulets.
A escalader et sur lesquels je me laissais rouler emportant avec mes fesses, les si jolies boules parfaites. Je rentrais noire. Jamais un adulte ne m'a faché alors.
Ni parents, ni voisins, ni Monsieur V.
Il pleut aujourd'hui et je n'arrive pas à trouver du plaisir dans cette pluie.
May 09 Les vacances de Monsieur HulotLes congés payés
La découverte de l'océan pour les hommes et les femmes habitants l'intérieur des terres, les enfants
Le monde du travail ... au repos
Trés chers compatriotes,
Je pense bien à vous qui étes en train d'usiner et de réclamer des heures supplémentaires à votre patron pour avoir un peu plus de sous et un peu moins de temps de loisirs.
Grace à vous, je peux avoir des amis, trés riches industriels, qui mettent à ma disposition, jet et yacht privés.
Bons baisers de Malte
Le gagnant des 53.6
April 11 pour avoir le moralne plus porter de chaussettes
passer directement de -1 à +1 sans passer par la case Zéro
sortir un marteau et un clou pour fixer le beau
acheter de la peinture jaune pour repeindre les idées
n'acheter que des pêches qui viennent de .......... l'enfer
fastoche pour ne plus avoir :
le moral dans les chaussettes
le moral à Zéro
pour avoir toujours le moral au beau fixe
pour ne plus avoir les idées noires
et avoir ...
une PÊCHE d'enfer
April 04 suite du menu d'hier ...!!!trop riche encore 5 fruits/légumes/jour
à l'eau et au pain sec
hein, madame le maire de
"chez nous on donne pas à manger aux enfants"
honteux
le village se nomme : Maincy (trop facile le régime là-bas)
1.700 habitants
la dame maire : Pascale Coffinet
April 03 A tableeeeeeeeeeeeeeu !J'aime bien aller jouer chez vous,
alors mon déjeuner m'inspire :
si je suis en rogne contre la justice,
je mange .............................. un avocat
si une longue maladie me vole un proche
je mange .............................. un crabe
si le dernier copain qu'avait encore l'permis de conduire est dans la merde
je mange .............................. un poulet
s'ils me gavent en disant qu'il faut po boire
je mange .............................. du fois gras
s'ils veulent que j'arrête le tabac
je mange .............................. des harengs fumés
pommes à l'huile
si des "journalistes" cassent un spectacle que j'aime
je mange .............................. un canard aux navets
s'ils trouvent que je mange trop sucré
je me tape ............................. un bavarois
trop salé ................................ un cochon
trop de délinquants .................. un vol-au-vent
N'en faite pas un fromage,
je me tape .............................. un jeûn !
La cerise sur le gâteau !
A vos menus !!!
March 19 Sadioà 2 jours de partir au Maroc,
mes premiers pas sur le continent Africain
Je viens de me prendre en pleine gueule
la détresse d'un jeune malien, Sadio, rescapé des mers ogresses,
en exil aux Canaries (Elis Island de l'Europe)
vidant ses poches de ses derniers sous
sur des iles à l'hospitalité réduite et sélective !
Quel monde !...
L'histoire se raconte et ne nous apprend rien.
Pétard, pourquoi la jeunesse doit elle encore et toujours fuir son pays,
avec ce rêve qu'ailleurs c'est "l'Amérique"...
"Honte à l'humanité"
(j'emprunte ce titre à des auteurs de théâtre)
C'est chez Odha,
je sais pas mettre les liens tout ça mais vous trouverez comment y aller
en allant chez Montana, entre autres.
March 15 fallait pas répondre à l'invit de Montana !Jeudi 15 Mars 2007
Matin,
Un brouillard épais a envahi ma nouvelle campagne.
Je n'avais jamais regardé autant les mouvements de la nature. Chaque matin, chaque nuit je regarde.
C'est beau, c'est froid, c'est lumineux, généreux, avare, humide, glacial, bouillant, c'est. C'est là et je regarde.
C'est con un jeudi !
Ni au début, ni à la fin, une sorte de "meedle" jour. Noir, dans une page de l'histoire.
Les rats ont bouffé les couettes, la rouille s'est couchée sur les objets, et les cartons marqués "trés fragile" sont sous les cartons marqués "lourd et pas fragile" ... Je suis dans le hangar où un ami accueuille ce qui animait ma maison. Et j'ai pas peur des rats mais je retourne à la voiture, j'écoute une Nostalgie quelconque et je fume, en attendant que la brume qui enveloppe mon humeur et la campagne DEGAGE !
Montana et coco habitent avec moi, dans ma caravane, on prend l'apéro, on dit des conneries, on a des fou-rires, on se dit du vrai, du qui font les poils tout droit sur la peau, pas sur la tête à Montana, l'a pu de poil à c't'endroit là. Bon, pas de séduction entre nous, du brut comme mes bulles. Jojo vient nous rejoindre et l'on souhaite bon anniversaire à son p'tit bout comme à Raphi, la fille à Marie.
Muriel et kascha vont venir. Chouette, on va se déguiser en mariée. J'ai la robe, elles ont l'humour et les bras pour se porter, on la refait la photo, oh oui, encore une... comme elles sont belles ! du soleil dans la nuit qu'est tombée, des étoiles de pleine lune en plein jour. Une partita de bach, du Cuarteto Cedron, du Flamenco.
C'est pas si con un jeudi !
Ca peut débuter en balayant des crottes de rats, recevoir un portrait de Montana sur un écran d'ordinateur, lire une note douce de coco, écouter "soleil, je t'aime", photographier Muriel et Kascha ...
Putain, chaque jour, tout ce monde à recevoir ?
Bienvenue
March 08 Une sorcière comme les autresUne sorcière comme les autres
S'il vous plaît Soyez comme le duvet Soyez comme la plume d'oie Des oreillers d'autrefois J'aimerais Ne pas être portefaix S'il vous plaît Faîtes vous léger Moi je ne peux plus bouger Je vous ai porté vivant Je vous ai porté enfant Dieu comme vous étiez lourd Pesant votre poids d'amour Je vous ai porté encore A l'heure de votre mort Je vous ai porté des fleurs Je vous ai morcelé mon coeur Quand vous jouiez à la guerre Moi je gardais la maison J'ai usé de mes prières Les barreaux de vos prisons Quand vous mourriez sous les bombes Je vous cherchais en hurlant Me voilà comme une tombe Avec tout le malheur dedans Ce n'est que moi C'est elle ou moi Celle qui parle Ou qui se tait Celle qui pleure Ou qui est gaie C'est Jeanne d'Arc Ou bien Margot Fille de vague Ou de ruisseau C'est mon coeur Ou bien le leur Et c'est la soeur Ou l'inconnue Celle qui n'est Jamais venue Celle qui est Venue trop tard Fille de rêve Ou de hasard Et c'est ma mère Ou la vôtre Une sorcière Comme les autres Il vous faut Etre comme le ruisseau Comme l'eau claire de l'étang Qui reflète et qui attend S'il vous plaît Regardez-moi je suis vraie Je vous prie Ne m'inventez pas Vous l'avez tant fait déjà Vous m'avez aimée servante M'avez voulue ignorante Forte vous me combattiez Faible vous me méprisiez Vous m'avez aimée putain Et couverte de satin Vous m'avez faite statue Et toujours je me suis tue Quand j'étais vieille et trop laide Vous me jetiez au rebut Vous me refusiez votre aide Quand je ne vous servais plus Quand j'étais belle et soumise Vous m'adoriez à genoux Me voilà comme une église Toute la honte dessous Ce n'est que moi C'est elle ou moi Celle qui aime Ou n'aime pas Celle qui règne Ou qui se bat C'est Joséphine Ou la Dupont Fille de nacre Ou de coton C'est mon coeur Ou bien le leur Celle qui attend Sur le port Celle des monuments Aux morts Celle qui danse Et qui en meurt Fille bitume Ou fille fleur Et c'est ma mère Ou la vôtre Une sorcière Comme les autres S'il vous plaît Soyez comme je vous ai Vous y rêvez depuis longtemps Libre et fort comme le vent S'il vous plaît Libre aussi Regardez je suis ainsi Apprenez-moi n'ayez pas peur Pour moi je vous sais par coeur J'étais celle qui attend Mais je peux marcher devant J'étais la bûche et le feu L'incendie aussi je peux J'étais la déesse mère Mais je n'étais que poussière J'étais le sol sous vos pas Et je ne le savais pas Mais un jour la terre s'ouvre Et le volcan n'en peux plus Le sol se rompt On découvre des richesses inconnues La mer à son tour divague De violence inemployée Me voilà comme une vague Vous ne serez pas noyé Ce n'est que moi C'est elle ou moi Et c'est l'ancêtre Ou c'est l'enfant Celle qui cède Ou se défend C'est Gabrielle Ou bien Eva Fille d'amour Ou de combat C'est mon coeur Ou bien le leur Celle qui est Dans son printemps Celle que personne N'attend Et c'est la moche Ou c'est la belle Fille de brume Ou de plein ciel Et c'est ma mère Ou la vôtre Une sorcière Comme les autres S'il vous plaît Faîtes vous léger Moi je ne peux plus bouger Anne Sylvestre
(chantée par Anne Sylvestre et aussi par sa magnifique amie Pauline Julien) |
|||||||||||||
|
|